Dr Bruno Oberle est le directeur général de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Il a été professeur à l'EPFL et secrétaire d'État à l'environnement, participant à la mise en place du Fonds pour l'environnement mondial et du Fonds vert pour le climat.

Dr Bruno Oberle est le directeur général de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Il a pris ses fonctions le 13 juillet 2020.

Le Dr Oberle a étudié et façonné l'interface entre la politique environnementale, le développement économique et l'équilibre social du point de vue du régulateur d'État, agissant en tant qu'entrepreneur et aussi en tant que scientifique. Il a traité des questions sectorielles et nationales, travaillant au plus haut niveau de l'élaboration des politiques internationales.

Le Dr Oberle a étudié les sciences de l'environnement à l'ETH Zurich où il a obtenu un doctorat, et a également poursuivi des études en économie et en science de la médiation. 

Après avoir obtenu son diplôme, le Dr Oberle a fondé et dirigé des entreprises de conseil en environnement et de gestion environnementale. Il a assisté des institutions publiques et des entreprises privées tant en Belgique qu'à l'étranger dans la définition et la mise en œuvre de normes environnementales, la vérification de leur application et l'analyse de leur impact. Par exemple, il a joué un rôle décisif dans la mise en place de politiques d'évaluation d'impact environnemental dans un certain nombre de pays d'Afrique de l'Ouest.

En 1999, M. Oberle a été nommé directeur adjoint de l'Office fédéral de l'environnement, des forêts et du paysage et en 2005 directeur du nouvel Office fédéral de l'environnement. Il a présidé jusqu'à la fin de 2015 cette agence avec son vaste portefeuille allant de la protection de l'environnement à la prévention des risques naturels, de la politique climatique à la foresterie et de l'hygiène de l'air à l'autorisation des produits chimiques. Fidèle à sa conviction qu'une utilisation efficace des ressources est un facteur décisif contribuant à une société prospère au 21st siècle. Le Dr Oberle a mis l'accent sur les mécanismes de contrôle et de réglementation orientés vers une économie de marché, tout en mettant l'accent sur l'innovation technologique et sociale.

Depuis 2005, M. Oberle a représenté la Suisse dans des institutions internationales de premier plan et des négociations internationales en tant que secrétaire d'État à l'environnement. Il a effectué des missions de médiation à plusieurs reprises, notamment sur des questions de financement des politiques internationales. Il a joué un rôle clé dans le Fonds pour l'environnement mondial FEM et dans la mise en place du Fonds vert pour le climat GCF. Le Dr Oberle a siégé au conseil d'administration de l'Agence européenne de l'environnement et à son comité. Il reste membre de l'organe directeur de l '«Enquête sur la conception d'un système financier durable» du PNUE.

Parallèlement à ces tâches professionnelles, le Dr Oberle a assumé plusieurs missions d'enseignement et de recherche universitaires, travaillant par exemple sur l'analyse et la définition d'une typologie des conflits environnementaux et des mécanismes de leur résolution. Il a enseigné pendant plusieurs années des cours sur la résolution de problèmes écologiques au Département des sciences naturelles de l'environnement de l'ETH Zurich.

Depuis 2016, le Dr Oberle a été président du programme Économie verte et gouvernance des ressources à l'École Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL). Il a également dirigé le Centre international de gouvernance des risques de cette même université. Son travail se concentre sur la transition vers une société qui génère plus de bénéfices avec moins de ressources naturelles, respectant ainsi les limites de notre planète. Cela implique l'identification et la quantification des paramètres clés de cette transition. Les mécanismes, obstacles et impacts de la transition sont traités à différents niveaux: au niveau des acteurs individuels, par exemple les entreprises (micro), au niveau global de la communauté des États (macro), et en référence aux régions, aux systèmes urbains ou infrastructures (méso).